Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #l'entretien du mois de coeur du congo tag

L'entretien du mois

Publié le par Coeur du Congo

L'entretien du mois

« Cœur du Congo, et je m’y opposerai toujours, se contente d’être une association apolitique. »

Après les membres du Bureau de l’Association Cœur du Congo (ACC), la commission communication s’est entretenue le 8 décembre 2013 avec monsieur Christian TCHICAYA, Vérificateur de l’association.

Quelques mois après votre prise de fonction, avez-vous déjà pris la mesure de votre poste ?

Pas tout à fait. J’ai constaté que jusqu’à présent le Vérificateur ne contrôlait le Bureau qu’à la fin du mandat. J’aimerais par contre adopter la démarche suivante : utiliser la première année pour recueillir toutes les données sur nos principales activités, et la deuxième année faire systématiquement une comparaison activité par activité afin de voir dans quel sens va évoluer nos dépenses pendant la mandature.

On semble noter comme un désintéressement des membres vis-à-vis de l’association. A votre avis, que faut-il faire pour susciter de nouveau leur intérêt ?

C’est vrai que nous faisons de bonnes choses, mais je trouve que nous nous sommes installés dans une routine. Chaque année nous refaisons les mêmes choses et l’association ne fait plus rêver. Pour moi, chaque année, en plus de nos activités habituelles le Bureau doit proposer une nouvelle activité tel qu’un exposé sur le Congo ou sur la littérature congolaise. Cela afin de mieux faire connaître notre pays et d’apporter le sang neuf nécessaire pour garder le dynamisme des membres. Car c’est au Bureau qu’il revient de faire vivre une association. Et quand on parle du Bureau, généralement, on voit le Président. Même si le Président ne fait pas directement, au moins il dit à ses collaborateurs comment fait - on pour faire vivre une idée, pour lui donner corps.

Comme vous le savez notre association ne vit que des cotisations. Faire vivre une idée génère des coûts, et l’argent pour porter une idée manque parfois au niveau de la caisse ?

Oui, c’est un peu le tort de Cœur du Congo. Cœur du Congo, et je m’y opposerai toujours, se contente d’être une association apolitique. Moi je dis que c’est une notion dépassée. On ne peut pas vouloir encadrer les enfants, on ne peut pas vouloir constituer un groupe, sachant qu’on vient tous de l’étranger, sans qu’il y ait au fond, je dis bien au fond, une idée politique. Une idée politique ce n’est pas spécialement l’idée de faire de la politique comme on l’entend, non. Une idée politique c’est avoir à la base des idées, leurs donner corps et avoir une visibilité. C’est important. Nous nous sommes cantonnés au rôle d’association apolitique et on ne fait que, comme j’ai dit tout à l’heure, ce que nous savons faire. Résultat nous ne pouvons même pas demander une subvention ; alors que si on essaie d’avoir des projets qui vont au-delà de ce qu’on fait régulièrement, et de se dire que finalement d’une manière ou d’une autre nous sommes aussi une association politique, je pense qu’on peut solliciter des subventions. On peut avoir des projets soutenus, on peut faire des journées culturelles ayant pour but de faire connaître notre pays en Alsace, c’est tout à fait possible. Si par exemple on veut faire connaître la littérature congolaise, il y a des bouquins, vraiment il y a le corpus qu’il faut pour faire un tas de trucs ! On peut faire la genèse de cette littérature à partir de la légende de M’Pfoumou ma Mazono de Jean MALONGA. On peut partir de là, parce que c’est le début de notre littérature, jusqu’aujourd’hui avec N’SONDÉ Wilfried. On ne va pas citer les auteurs inconnus, mais il y a un corpus. On peut prendre des extraits de textes, on peut mettre les images des auteurs avec une certaine biographie, leurs œuvres majeures, faire un petit commentaire, constituer un petit livret. On n’a pas d’argent pour faire la pub dans la presse, le métro ou encore 20 minutes. On peut solliciter une salle de conférence, à la Maison des Associations par exemple, et faire une exposition sur la littérature congolaise avec une entrée gratuite et quelques petits documents qu’on pourra vendre. Si on engage bien un tel projet, s’il est bien ficelé, on peut solliciter une subvention et peut être qu’elle pourrait nous être octroyée. C’est tout à fait possible. J’ai du mal à concevoir une association sans côté politique, ce n’est pas possible. A mon avis c’est une très vieille idée qui a beaucoup existé à l’époque des deux blocs. On venait en France comme étudiant et on ne voulait pas faire de la politique. Moi je dis qu’on est une association, on peut aussi avoir des positions politiques. Ne serait-ce que parce que dans ce pays on nous voit d’une certaine manière. Si on prend par exemple la question du racisme, il y a eu une Ministre de la République qui a été traitée de guenon, on ne peut pas dire que nous les africains noirs ou les congolais soyons indemnes d’une telle insulte. Ce n’est pas possible puisque d’une manière ou d’une autre on est des noirs et que cette insulte là nous concerne aussi. S’il y avait un aspect tant soit peu politique de l’association on aurait peut-être eu une réaction, laquelle je n’en sais rien. En tout cas, l’aspect politique n’est pas inopportun dans une association.

L'entretien du mois

A vous entendre, on se dirait que l’ACC doit repenser son projet associatif ?

Tout à fait, tout à fait. L’aspect politique ne peut pas être indéfiniment écarté de l’association. Ce n’est pas possible ! J’ai l’impression que dans cette association les enfants s’étouffent. Si on ne leur donne pas des soupapes pour qu’ils s’expriment, ils vont s’étouffer, ils vont considérer que Cœur du Congo ne fait que le soutien scolaire. Mais il faut qu’il y ait, au-delà du soutien scolaire, la possibilité de leur donner une initiation. C’est quoi le racisme ? C’est quoi les droits de l’homme ? Où est ce que vous pouvez-vous engager pour lutter contre le racisme ou promouvoir les droits de l’homme ? Il y a des associations qui existent pour cela, il faut aiguiller, orienter les enfants vers ces directions. Il ne faut pas qu’ils restent trop accrochés à nous. Il faut qu’à un certain moment on leur apprennent à penser, qu’on leurs parle de philosophie, qu’ils s’émancipent. S’il n’y a pas cet aspect c’est regrettable.

Étoffer les activités de l’association exige plus de créneaux d’occupation de salles et ceux-ci ne sont pas acquis d’avance. Le manque de local semble donc être un frein à l’élargissement de nos activités. Êtes-vous d’accord avec cet avis ?

C’est tout à fait vrai. Mais ce serait un tort de dire que c’est la seule réponse qui sied. Je pense qu’il y a une conséquence qui est aussi une réponse, et je viens de le dire, il manque à l’ACC cet aspect politique. Demander à tous les membres de l’ACC, et éventuellement à leurs enfants, d’acquérir la nationalité française c’est très important. C’est une vision stratégique. C’est-à-dire que, le politique ne vous accorde de l’importance que lorsqu’il sait que vous pouvez « le tenir par la barbichette », lorsqu’il sait qu’avoir vingt voix du coté de Cœur du Congo c’est déjà mieux que rien. Donc, Il faut d’abord qu’on se dote de cet aspect politique, que l’acquisition de la nationalité française soit vraiment conseillée. C’est ce qui nous donnera un certain pouvoir. C’est ce qui fera que, malgré les règles qui font que pour disposer d’une salle dans tel ou tel quartier il faut y avoir une adresse, on pourra peut-être obtenir un local dans n’importe quel quartier. C’est ce qui pourra peut-être faire que lorsque les autorités de la place constateront que dans cette association beaucoup de membres ont la nationalité française, elles pourront se dire que vingt voix de l’ACC sont importantes et cela pourrait faire la différence.

Seriez-vous prêt à faire partie d’un groupe de réflexion pour travailler sur un nouveau projet associatif ?

Tout à fait, tout à fait. De toutes les façons il n’y a que ça qui nous reste à faire. Je suis disponible et disposé.

Ce sont des aspects qui auraient pu être débattus au sein de la commission famille et vie associative, malheureusement celle-ci ne fonctionne pas encore ?

L’idée des commissions, initiée par le Secrétaire Général, n’est pas mauvaise. Mais il faut trouver les bonnes personnes pour les animer.

Vous n’avez pas voulu être à la tête d’une commission. J’avais pensé à vous comme référent de cette commission, car elle convient bien à une personne animée de bonne volonté et qui a pas mal d’idées ?

Je peux toujours revoir ma position.

L’idée des commissions, à votre avis, était une bonne chose. Mais à ce jour l’ensemble des commissions mises en place ne fonctionne pas encore, à l’exception des commissions communication et finance qui ont amorcé leur réflexion. Ne pensez-vous pas que ces commissions ne constituent que des caisses de résonnance?

Non elles ne sont pas des caisses de résonnance. Les commissions ne sont pas une mauvaise chose, c’est peut-être même une très bonne initiative du Secrétaire Général. Mais la question se pose au niveau des personnes qui animent ces commissions. Il faut une impulsion qui vienne, j’allais dire du Président, c’est important. Est-ce que le Président y croit ? Parce que quand on veut animer ou diriger une structure ou une institution, aussi petite soit-elle, je pense qu’il faut quand même avoir foi en ce que l’on veut faire. Il faut y croire et voir déjà l’aboutissement alors qu’on en est encore qu’au début. Et ce sont des gens comme ça qu’il faut avoir en tête de chaque commission. Mais on les a nommés comme ça parce qu’on voulait aller vite ; et c’est ça le problème. Si on ne croit pas en ce que l’on fait, on peut avoir vingt, trente, cinquante commissions ça ne fera rien du tout.

En dehors de l’innovation sur la dimension politique, quelles propositions faites-vous pour redynamiser l’association ?

Je vais me redire, je vais me redire puis je vais aborder une question pour laquelle on ne va pas changer ma position.

Premièrement il y a la question de l’innovation, ne pas oublier le volet politique. Deuxièmement, limiter au minimum le nombre de commissions, on en a trop constituées. Ne mettre à la tête de ces commissions que des gens volontaires, ceux qui savent qu’ils sont capables d’animer ces commissions, qui peuvent avoir des idées à proposer. Demander au Président d’avoir avec eux des retrouvailles pas forcément régulières, mais ponctuelles pour faire le point sur ce qu’il est possible de faire.

Et enfin, c’est toujours une question qui fâche, moi je pense que ce serait bien qu’on revienne sur les repas, les réunions qu’on faisait chez les membres. Je sais que c’est une question qui fâche. Mais on a décidé dans un sens à un moment, je pense qu’on peut aussi défaire la décision qu’on a prise et décider dans l’autre sens.

C’est ça qui va nous conduire vers une redynamisation de l’association. Donc trois choses : Premièrement innover ; deuxièmement réduire au minimum le nombre de commissions en y nommant des gens qui sont volontaires et qui se savent capables d’animer ces commissions ; et enfin, pour terminer, la question qui fâche, reprendre avec la bonne vieille habitude qu’on a changée : se retrouver chez les membres ne serait-ce que pour traiter des questions associatives.

Je suis prêt à prendre une commission, mais je suis plutôt porté vers le culturel.

Cœur du Congo comprend présentement vingt-trois membres et certains disent qu’on peut s’arrêter là. A votre avis, doit-on continuer à accepter des adhésions ou devons-nous nous arrêter à ce nombre ?

Je pense qu’il faut ouvrir, mais on doit trouver la limite. Il faut ouvrir, mais pas trop. Ouvrir s’impose car il y a des membres de l’association qui ne sont là que comme figurants. Ils ne sont pas vraiment des membres. Ils ont des réunions qu’ils font avec les autres, ils y sont toujours ; mais nous quand nous faisons nos réunions ils ne sont pas là. Donc je pense qu’il faut ouvrir ne serait-ce que pour écarter ces gens qui sont inefficaces et trouver les moyens qui vont faire que l’association soit efficace.

Dans l’association certains pensent que nous devons garder ces membres inexistants et nous contenter de leur cotisation, d’autres par contre pensent qu’il faut les exclure car participer aux activités contribue à la dynamisation de l’association. Qu’en dites-vous?

Il faut écarter ceux qui ne marchent pas avec nous et prendre d’autres personnes.

Cela nous ramène à l’application des textes et visiblement nous avons toujours un problème à ce niveau ?

L’application des textes a toujours été un problème pour nous, parce qu’on a du mal à faire une distinction entre l’amitié et le fonctionnement normal d’une institution. Il y a tellement de fraternité qu’on a du mal à sanctionner ses frères. C’est presque un problème anthologique. En Afrique, on a hérité ce compor-tement. Généralement, on parle difficilement de justice, on ne parle que de pardon. Il n’y a pas de sanction en tant que telle, il faut pardonner, il faut pardonner. Mais la personne que vous pardonnez ne prend pas toujours conscience qu’elle a bénéficié d’une espèce de grâce. Elle recommence avec les mêmes choses et on continue à l’absoudre par le pardon. Ce qui fait qu’on revient toujours au point de départ. Mais si on se dit que tu as volé tu as dix ans d’emprisonnement, ça change tout, ça change tout. Moi la culture du pardon je ne l’affectionne pas, je suis pour la culture de la sanction. Voilà !

Nous sommes arrivés au terme de notre entretien, et, le mot de la fin vous revient.

Merci pour l’entretien et que vive Cœur du Congo, mais que surtout chacun y mette du sien.

Propos recueillis par Rodrigue Roland MAFOUANA et Bertin Blanchard KIMINOU au domicile de monsieur Christian TCHICAYA.

Commission Communication

Cœur du Congo

Voir les commentaires

L'entretien du mois

Publié le par Coeur du Congo

L'entretien du mois

Rufin ONDAY, Trésorier de l’association Cœur du Congo (ACC) : « quand on te gère tu as moins de soucis que quand tu gères.»

Près de sept mois après l’entrée de Rufin ONDAY dans le bureau de l’ACC, la commission communication l’a rencontré au mois d’octobre pour sa désormais traditionnelle rubrique « L’entretien du mois. »

Toutes nos félicitations pour votre entrée au Bureau Exécutif de l’ACC, monsieur le Trésorier.

Je vous remercie !

Après avoir été vérificateur lors de la précédente mandature, quelles sont vos impressions maintenant que vous êtes Trésorier ?

Quand j’ai pris le poste de Trésorier, je me sentais déjà dans le bain pour occuper cette fonction. En effet, pour avoir été le Vérificateur, rien ne pouvait me surprendre ni m’impressionner au niveau de la trésorerie et de la gestion de l’association. Sauf le fonctionnement du Bureau, car comme l’avait dit Jean-Pierre Thystère TCHICAYA « quand vous avez des responsabilités vous n’avez pas le même comportement que quand vous n’en avez pas.» Je me sens bien dans la peau du Trésorier puisque ce n’est pas la première fois que j’occupe ce poste. J’ai été Trésorier de l’association des congolais de Strasbourg et de l’association sportive africaine. Jusqu’à présent j’ai toujours occupé cette fonction dans les différents Bureaux dont j’ai fait partie. La perception des choses n’est pas la même quand on est dans le Bureau ou simple membre. Comme on dit souvent, quand on te gère tu as moins de soucis que quand tu gères. Ce n’est que quand on occupe un poste que l’on se rend compte de l’ampleur de la tâche que cela représente. Surtout si les choses ne marchent pas telles qu’elles devraient ; bon ce n’est pas le cas de Cœur du Congo.

Comme Trésorier, quel bilan faites-vous de ces quelques mois ?

Le bilan est plus ou moins positif. Depuis que nous sommes en place nous avons pu réaliser toutes les activités que nous avons prévues. Ce qui n’est déjà pas mal ! Par contre nous sommes confrontés au problème de retard dans le versement des cotisations mensuelles par les membres. Nous espérons pouvoir résoudre ce problème dans les prochains jours. Comme nous sortons de la période estivale, période pendant laquelle nous avons eu pas mal d’activités, dont entre autre la sortie de Didi’land, nous avons accordé un délai de deux mois (octobre-novembre) aux membres pour souffler un peu. Passé ce délai nous allons leur mettre la pression afin de recouvrir le dû de l’association.

Vous avez en partie anticipé sur ma question qui est : quelles sont les missions que vous vous assignez pour mener votre travail avec efficacité ?

La mission que je m’assigne est celle de tout Trésorier, celle de faire en sorte que les finances puissent être à l’équilibre dans un premier temps et de générer un excédent par la suite. C’est l’excédent qui nous permettra d’envisager d’investir, car les recettes dont nous disposons actuellement nous permettent juste de fonctionner. Aujourd’hui nous nous battons pour acquérir un local. Cette acquisition constituera un investissement très important pour l’association. Ce projet me tient à cœur car le fait d’avoir un local permettra à l’association d’avoir des entrées supplémentaires. Par exemple, on pourra la faire louer et y tenir un petit bar les weekends. Pour ceux qui ont les enfants à bas âge, on pourra y organiser une garde d’enfants les mercredis en mettant en place une gestion tournante. Celle-ci impliquera la participation des membres suivant leur disponibilité ; et on pourra aussi y associer les mamans des enfants. On sait qu’au niveau des membres les demandes sont variées. Nous sommes une association dans laquelle il y a des compétences que nous pouvons partager aux autres. Par exemple, si nous disposions d’une salle nous aurons pu y installer des ordinateurs et y dispenser des formations en informatique (Word, Excel …). Nous avons des personnes qui ont des compétences pour le faire. On peut aussi mettre nos compétences à la disposition des autres associations. On sait que créer une entreprise nécessite un investissement en temps et autres, on peut donc mettre en place une structure dédiée à cela puisque les juristes, les économistes et les informaticiens nous en avons. Si nous disposions d’un local, nous pourrions y faire différentes activités qui seraient une source de revenus supplémentaires pour l’association.

L'entretien du mois

Quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confrontées dans l’exercice de votre mission ?

Je ne peux pas dire que j’ai déjà rencontré des difficultés majeures. En ce moment je suis dans une logique telle que ceux qui promettent de rattraper leur retard et me demandent de passer chez eux, je passe. D’autres passent chez moi entre deux réunions pour le faire. Je lance un appel aux membres de penser à leurs obligations mensuelles, surtout au niveau des finances. On doit normalement recouvrer au moins 550 € de cotisation statutaire à chaque réunion. Cependant si on atteint ce montant ou si quelquefois on le dépasse c’est parce qu’il y a des membres qui payent leurs arriérés. Il n’est pas encore arrivé que tous les membres présents à la réunion payent leur cotisation. C’est pourquoi donc je lance cet appel aux membres.

Sur le bilan financier que vous nous avez présenté à la dernière réunion, la moitié des finances de l’association se trouve sous forme de créances, c’est tout de même un problème.

Oui c’est un problème. Voilà pourquoi je lance aussi un appel aux membres qui doivent l’association de faire des efforts pour régulariser leur situation. Il se passe que, pendant que les uns rattrapent leur retard dans le payement des cotisations d’autres prennent du retard à leur tour. Ce qui fait que ce ne sont pas toujours les mêmes personnes, mais la dette reste globalement constante. Pour résoudre ce problème, il faut que chaque membre puisse s’acquitter au moins de sa cotisation à chaque réunion.

Ne pensez-vous pas que la solution à ce problème peut, aussi, être l’application des textes tout simplement ?

Oui je pense que l’application des textes peut être une solution à ce problème. Nous attendons la fin de la période de grâce que nous avons accordée aux membres, c’est-à-dire la fin du mois de novembre. Passé ce délai, nous commencerons à mettre la pression aux membres pour qu’ils payent leur cotisation et nous commencerons à appliquer les textes. Je ne sais pas si c’est un mal africain, mais dans toutes les associations où je suis passé nous avons toujours eu des problèmes à appliquer les textes. L’application des textes nous aurait évité certaines situations telles que les retards des cotisations et notre situation financière ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui. Quand une personne accumule du retard dans le payement des cotisations, elle peut finir soit par le rattraper soit par quitter l’association. Dans le dernier cas, elle aura tout de même usé de ses droits dans l’association pendant cette période de retard. C’est une chose que je veux éviter.

Que pensez-vous de la mise en place des commissions permanentes au sein de l’association ?

Je trouve que c’est une bonne chose et je félicite le Secrétaire Générale qui a eu cette idée. Ces commissions donnent l’occasion à tout membre qui le souhaite de participer activement à la vie de notre association. Car avant leur mise en place la plupart des membres avaient une attitude passive et se contentaient d’attendre les propositions du bureau. Avec les commissions permanentes, nous espérons que les membres seront plus participatifs. Il y a des commissions qui ont commencé à travailler. Si nous sommes là en ce moment c’est parce qu’une commission communication a été mise en place et que celle-ci a proposé la réalisation de ces entretiens qui permettent aux membres de donner leur point de vue sur la vie de notre association. J’étais membre de la commission finance et à ce titre j’ai participé à sa première réunion. Finalement j’ai démissionné de cette commission à cause de ma fonction de Trésorier. Je suis encore membre de la commission logistique et je me prononcerai très bientôt sur le choix de le demeurer ou de démissionner.

Comme vous avez participé à la première réunion de la commission finance, pouvez-vous nous dire quelles sont les propositions qui ont été retenues lors de cette séance de travail ?

Tout ce que je peux vous dire c’est que nous avons travaillé dans une bonne ambiance. En ce qui concerne les conclusions je laisse la primeur au Référent de la commission pour en parler.

L'entretien du mois

A La fin de l’année 2012 les membres se sont plaints du poids financier des cotisations. Est-ce qu’au niveau du bureau vous réfléchissez à un éventuel allégement à ce niveau ?

L’allégement ne viendra que des membres eux-mêmes. Si on demande moins d’effort aux membres, cela veut dire que c’est l’association qui va prendre en charge. Or une bonne partie de l’avoir est entre leurs mains. Par conséquent, il y a certains coûts que nous ne pouvons pas compresser. Commençons par espérer que la nature nous épargne d’un cas de décès ; parce que l’année dernière nous avons eu (excusez-moi du terme) deux en un. C’est-à-dire qu’il y avait un seul décès mais il fallait contribuer deux fois parce que deux membres étaient concernés par le même décès. Il y a eu aussi les cotisations mensuelles, mais ça c’est une dépense qu’on ne peut pas compresser. Cette année, on verra au niveau de la commission logistique et de l’Assemblée si on peut faire des économies sur certaines dépenses telles que la nourriture et la boisson puisque souvent on a beaucoup de reste. Si on a une grande salle pour le réveillon de la St sylvestre, on peut aussi envisager l’ouverture aux non membres ce qui nous permettra aussi d’amortir les coûts.

C’est vrai que si les membres payaient régulièrement leur cotisation la trésorerie de l’association serait meilleure. Mais ne pensez-vous pas que tant que nous n’aurons pas d’activités génératrices d’entrées extrastatutaires le problème ne sera résolu qu’en partie ?

J’utiliserai la métaphore militaire suivante pour répondre à cette question « beaucoup d’efforts aux entrainements pour peu de morts au combat. » Cela veut dire que dans un premier temps nous sommes bien obligés de faire un effort. Si je reviens à l’exemple de l’acquisition du local, qui s’avère être aujourd’hui une nécessité pour l’association. Il faudra faire face au loyer, aux charges de chauffage, d’électricité et de gaz. Par conséquent dans un premier temps un effort sera demandé aux membres. Je pense que le jour où nous aurons le local nous serons obligé de doubler la cotisation mensuelle en attendant de mettre en place des activités génératrices d’entrées supplémentaires. Ce n’est que lorsque nous aurons ces entrées supplémentaires que nous pourrons revenir à la cotisation de base.

D’autre part, pourquoi ne pas créer un petit commerce ou une structure dans lequel Cœur du Congo, en tant que personne morale, sera actionnaire majoritaire ou principale et le reste des parts reviendront aux membres qui le souhaitent. J’ai déjà posé cette question à quelques-uns d’entre nous. Car bien que nous soyons une association à but non lucratif, à certaines d’entre elles on autorise d’avoir un petit commerce ou une structure qui peut leur permettre d’avoir des recettes supplémentaires pour leur garantir de mener à bien leurs activités. La structure ainsi mise en place portera un nom référent à Cœur du Congo tel que Cœur du Congo exotique ou Bar restaurant Cœur du Congo. Ce sont des propositions que je suis entrain d’approfondir avant de faire le tour des membres pour en discuter. Si une majorité est pour ce choix on pourra alors le soumettre à l’assemblée. On peut aussi faire comme il y a quelques années avec la tantine, c’est-à-dire que l’association peut servir de lieu de collecte. On peut par exemple déterminer une somme nécessaire pour démarrer une activité, fixer la contribution de chaque participant, se convenir d’une date limite au terme de laquelle tout participant aura fini de donner sa contribution et enfin commencer la mise en œuvre de l’activité. Ce sont là quelques idées que nous pouvons exploiter pour avoir des entrées extrastatutaires. Pour ce qui est de l’organisation des soirées (excusez-moi du terme), c’est démodée. On est plus là à organiser des soirées. Et même si on pouvait encore le faire, on ne peut pas organiser plus de deux soirées par année. L’une peut être organisée à l’occasion de l’anniversaire de l’association, si nous voulons le fêter avec faste, l’autre à la St sylvestre. Encore que la dernière n’est pas vraiment une fête commerciale puisqu’elle permet aux membres et leurs familles de se retrouver pour le nouvel an. On peut toutefois en profiter pour réaliser des profits et cela ne peut que faire du bien à la structure.

Il y a donc ces propositions, et d’autres que je pourrai encore avoir sans oublier celles que feront la commission finance, que j’étudierai pour voir comment nous pourrons mettre en place des activités génératrices des entrées extrastatutaires.

Comme vous le dites, certaines personnes parmi les membres pensent que Cœur du Congo peut servir de cadre pour favoriser une collaboration entre nous. Mais si cela ne s’est pas encore fait jusqu’à présent c’est parce qu’au lieu de se contenter d’une majorité, on a semble-t-il toujours voulu que ce soit tout le monde qui adhère à cette idée ; voilà pourquoi il y a blocage.

J’ai dit la majorité et non tout le monde. Le souhait est évidemment que tout le monde soit partant, mais si ce n’est pas le cas on fera avec ceux qui le voudront. Puisque la structure qui sera créée portera le nom de l’association il serait mieux que la majorité se reconnaisse dans celle-ci. Car dans le cas contraire ceux qui ne font pas partie de la structure pourront dire que la minorité, qui en fait partie, utilise le nom de l’association. Voilà pourquoi nous ferons de notre mieux pour que la majorité s’intéresse à cette aventure.

L'entretien du mois

Jusqu’à présent il y a eu des propositions dans ce sens, mais jamais un projet bien ficelé n’a été présenté aux membres. Cela pourrait aussi justifier le fait que nous ne soyons jamais allés plus loin que ça.

Je m’engage à présenter des projets bien ficelés. Les mois précédents je n’ai pas pu consacrer beaucoup de temps à ces projets parce que j’étais préoccupé par la préparation de mon mariage. Maintenant j’y travaille pleinement et d’ici peu de temps nous pourrons en reparler.

Quel regard portez-vous sur la fin d’année qui se profile à l’horizon et quelle projection faites-vous pour 2014 ?

Pour 2014 je souhaite qu’elle soit une année plus rentable que 2013 pour notre structure et que les membres soient plus dynamiques. A la dernière réunion (celle du mois d’octobre) nous n’avons pas pu épuiser l’ordre du jour, parce que la réunion qui était prévue à quatorze heures n’a pu commencer qu’à quinze heures à cause du retard des membres. Les deux derniers points de l’ordre du jour, à savoir le bilan financier et les divers, n’ont pas pu être abordés. C’est pourquoi mon vœu est qu’en 2014 les membres accordent plus d’attention à la notion d’heure. Le reste de tout ce qui s’est passé en 2013 je leur en fait cadeau.

Nous voici arrivée au terme de notre entretien, le mot de la fin vous revient.

Je remercie de nouveau les membres de la commission communication pour cette initiative. Aux membres de l’association je demande de penser au nerf de la guerre (j’espère que tout le monde connait la signification de cette expression) car l’association en a besoin.

Propos recueillis le 24 octobre 2013 par Rodrigue Roland MAFOUANA et Bertin Blanchard KIMINOU.

Commission Communication

Cœur du Congo

Voir les commentaires

L'entretien du mois

Publié le par Coeur du Congo

L'entretien du mois

« Si tous les fils du pays s’entendaient pour boucher les trous de la jarre percée, celle-ci pourraient contenir l’eau dont nous avons tous besoin. »

Après une interruption aux mois de juillet et août, vacances d’été oblige, la Commission Communication de l’Association Cœur du Congo (ACC) reprend la publication de sa rubrique « L’entretien du mois. »

Nous publions à cet effet l’entretien que nous avons eu avec Monsieur Bertin-Blanchard KIMINOU, Secrétaire Général de l’A.C.C.

Monsieur Bertin Blanchard KIMINOU, félicitations pour votre entrée dans le Bureau Exécutif de l’ACC au poste de Secrétaire Général.

Secrétaire Général (SG) : Merci !

Le renouvellement du Bureau Exécutif d’une association étant l’une des occasions qui peuvent permettre de donner une nouvelle impulsion au fonctionnement de celle-ci, quelles sont selon vous les actions à mener où les réorientations à faire ?

SG : Je tiens d’abord à vous remercier de m’avoir accordé cet entretien dans le cadre de la rubrique « L’entretien du mois », l’une des rubriques proposées par la Commission Communication de notre association pour apporter un plus à notre Blog.

Pour répondre à votre question, l’article 13 de nos statuts stipule que « le Secrétaire Général tient les documents administratifs de l’association. Il rédige les comptes rendus et procès-verbaux des réunions et assemblées, tient le fichier de l’association et remplace le Président en cas d’absence.» Ainsi, le SG a plutôt le rôle de gestionnaire administratif de l’association. N’empêche que, bien qu’étant SG, je suis d’abord membre de l’association et à ce titre je peux faire des propositions qui peuvent émerger et être soumises à l’assemblée. Par ailleurs, le Bureau Exécutif n’est qu’un organe qui met en place le fonctionnement et la dynamique au sein du groupe pour lui apporter une cohésion. Les grandes lignes de nos activités sont définies en Assemblée Générale, en tenant compte de notre projet associatif et du renouvellement des idées. Si mes souvenirs sont exacts, au mois de juin vous vous êtes entretenus avec le Président qui, à cette occasion, vous a parlé du devenir et du développement des activités de l’ACC.

Cela étant, la première des urgences est d’œuvrer pour la cohésion au sein de notre association. L’objectif étant de susciter l’implication de l’ensemble des membres à notre projet associatif, de permettre à notre structure de développer ses activités et de mieux s’ancrer dans la ville de Strasbourg où elle est inscrite.

Samedi 24 août l’A.C.C. a eu sa sortie d’été, celle qui clôture ses activités estivales. Quel bilan dressez-vous de l’ensemble des activités réalisées au cours de cet été 2013 ?

SG : Effectivement, différentes activités ont été définies au début de cette nouvelle mandature. Le point de lancement de celles-ci a été le barbecue qui a eu lieu le 6 juillet 2013. Ce premier barbecue a été dans la foulée suivi d’un autre, suite à la demande de des membres présent sur Strasbourg. Le samedi 24 août, il y a eu la sortie au parc d’attraction Didi ’land qui a clôturée nos activités estivales.

On peut déjà noter que, mis à part les activités traditionnelles qui reviennent chaque été c’est-à-dire le barbecue de début juillet et la sortie de fin août, le Bureau Exécutif qui est à l’écoute des membres n’a pas hésité à organiser un second barbecue suite à la demande de ceux-ci.

De mon point de vue, l’ensemble des membres qui ont participé à ces activités ont été satisfaits, ainsi que leurs familles. Nonobstant toute activité doit faire l’objet d’un bilan. Les bilans des barbecues ayant déjà été faits, nous ferons ensemble celui de la sortie de Didi ‘land pour voir ce que nous devons faire pour améliorer ce qui peut l’être.Nous ne devons pas aussi oublier de faire le bilan de l’accompagnement à la scolarité dont la clôture a eu lieu le 30 juin 2013. Cette activité, qui est notre activité phare, se déroule tout au long de l’année scolaire et nous permet de donner une méthodologie à nos enfants. Cela afin de leurs permettre, au moins, d’être à même de suivre une scolarité normale, tout en leur laissant la possibilité d’être acteur de leur devenir.

L'entretien du mois

Après avoir dressé le bilan de ce qui a été fait, c’est aussi l’occasion de se projeter. Quelles sont les priorités pour cette rentrée 2013 ?

SG : Comme vous le savez nous sommes une équipe, En tant que Secrétaire Général, je ne peux prétendre vous dire à titre personnel quelles seront les priorités de cette rentrée. Le Bureau étant collégial, il me semble judicieux que ce soit à celui-ci de le faire lors d’une réunion.

De mon point de vue, la première chose à faire est le bilan de l’accompagnement à la scolarité, communément appelé soutien scolaire. Le terme qui me semble approprié est l’accompagnement à la scolarité car, nous ne faisons qu'accompagner les parents dans la scolarité de leurs enfants, alors que soutien scolaire sous entend que nous nous substituons aux parents. L’idéal est que le Bureau et l’équipe des encadreurs se retrouvent le plus rapidement possible pour faire un bilan de la saison écoulée, et d’une manière concertée faire des propositions pour la rentrée prochaine. Parce que les encadreurs sont les principaux acteurs de cette activité et ils sont donc les mieux placés pour connaître les difficultés auxquelles ils sont confrontés. C'est à partir de ce bilan que nous pourrons dire que : pour un bon fonctionnement et une meilleure efficacité, il nous faut tel type de moyen et telle organisation. L’idée centrale est de pérenniser cette activité qui occupe une place de choix dans notre projet associatif, et qui à mon avis peut créer un lien fédérateur entre les membres. Il me semble aussi important de souligner que la devise de Cœur du Congo est « entraide, éducation et culture. » Par conséquent, mis à part le renforcement de l’entraide qui doit être nécessaire, on doit aussi se focaliser sur ce point angulaire qu’est l’éducation. Dans le vocable éducation j’entends éducation pour nous et pour nos enfants et cela peut se faire que sous l’égide de l’accompagnement à la scolarité.

Il est vrai que, dans Cœur du Congo, le soutien scolaire est considéré comme une activité phare ou centrale. Cependant dans les faits, la fréquentation des enfants des membres susceptibles de participer à cette activité a significativement baissée. Cela ne témoigne t-il pas d’un manque d’intérêt pour cette activité ?

SG : Effectivement, on se pose beaucoup de questions. Les membres ont-ils compris l’intérêt de l’accompagnement à la scolarité ? Sont-ils pas disponibles pour amener les enfants au lieu où se tient cette activité ? Supposent-ils que c’est un lieu juste pour garder les enfants ?…

Le Bureau a, à plusieurs reprises, interpellé les membres face à cette situation pour essayer de comprendre le comment et le pourquoi de cette situation. Mais cela n’a rien changé depuis. Le Bureau ne peut pas obliger les parents à ramener leurs enfants à cette activité. Ce n’est d’ailleurs pas le but. Considérant que l’encadrement scolaire des enfants est un souci permanent pour les parents ayant des enfants scolarisés, l’idée de mettre en place cet outil pour soutenir les parents dans cette entreprise a été souhaité et voulu par tout le monde. Le but est que les parents se décident librement de mettre leurs enfants à la disposition de cette structure associative, afin qu’ils puissent profiter des connaissances des encadreurs. Sachant que les structures d’accompagnement à la scolarité qui existent à Strasbourg ne sont pas à la portée de tous et connaissant aussi que dans cette société française il est facile pour un enfant sans soutien et encadrement, de tomber dans la délinquance que l'on voit dans nos cités. Alors, cette activité nous permet par ailleurs d’occuper utilement nos enfants. L’action du Bureau se limite à encourager les parents à amener leurs enfants et à les inscrire durablement dans cette activité d'accompagnement à la scolarité voulue par tous. Mais le Bureau ne peut pas se substituer aux parents.

L’une des propositions est d’ouvrir cette activité à l’ensemble des enfants de la communauté congolaise. Peut-être qu’il y aura au sein de celle-ci des personnes dont les enfants ont des difficultés à l’école et qui comprendront l’importance de la chose.

SG : Effectivement, l’une des pistes est d’amorcer une ouverture vers d’autres familles de la place de Strasbourg, qu’elles soient d’origine congolaise ou pas. Mais se posera alors le problème du coup : financier, humain et logistique. Jusqu’à présent l’association focalisait l’ensemble de ses activités au centre socioculturel de Cronenbourg. Elle y avait la possibilité de réserver une salle sur une longue période. Ce qui lui permettait de définir un planning pour ses activités. Or, les modalités de réservation des salles au niveau du centre socioculturel ont été modifiées et, il n’est plus possible de faire des réservations sur une longue période. Cette modification nous posera des problèmes au niveau de l’organisation des activités.

Pourquoi une ouverture en direction des familles non congolaises ? Parce que nous sommes confrontés à un problème de développement. Se développer veut dire que l’association ne peut pas continuer à limiter ses activités que dans le milieu congolais. Actuellement, les grandes associations qui sont dans une dynamique de pérennisation s’ouvrent à d’autres structures telles que les centres socioculturels qui ont aussi un projet culturel. Cela permet une ouverture, donc une visibilité. Ce qui permet à ces partenaires de savoir qui êtes-vous ? Que faites-vous ? Quel message véhiculez-vous ? Pourquoi la ville ou le quartier peut-il vous aider à avoir une subvention ? La subvention peut nous permettre de financer l’achat des manuels scolaires, des ordinateurs… Ces acquisitions nous permettront d’offrir aux enfants, dans le cadre de l’accompagnement à la scolarité, les mêmes outils qu’ils utilisent à l’école.

Si nous ne faisons pas le choix de l’ouverture, nous ne resterons qu’une structure associative regroupant des congolais ; nous demeurerons dans l’anti chambre de la ville. A mon avis, tout est à repenser en termes de visibilité. Le projet associatif doit être repensé.

Donc nous avons manqué de vision, puisque nous venons de réviser nos textes il y a environ trois mois. C’était l’occasion de revoir notre projet associatif.

SG : Non la révision des textes a porté sur les statuts et le règlement intérieur. Mais on est quand même dans une dynamique. Un projet associatif n’est pas sensé rester plus de deux ans sans être dépoussiéré. L’Association évolue, les mentalités évoluent, la demande évolue, forcément il faut qu’il y ait une adaptation du projet Associatif. L’objectif qui est l’entraide, la formation et la culture peut rester, mais après il faut y arrimer autres choses.

Le projet associatif doit être accepté par l’ensemble des membres. Quand une personne adhère à l’association, elle adhère aussi au projet de celle-ci. L’idéal serait que le projet associatif émane de l’ensemble des membres, d’où la proposition de mettre en place des commissions. L’idée est que les commissions soient des organes de réflexion à travers lesquels l’ensemble des membres pourront faire des propositions au Bureau, qui, à son tour se chargera de les mettre en musique. Nous nous sommes dits : bien que le Bureau soit l’organe central qui prend les décisions et assure le fonctionnement de l’association, impliquons davantage les membres, tant au niveau de l’apport des idées, que dans la participation aux activités, à la bonne marche de l'association. A l’image de ce qu’avait dit le professeur Joseph KI-ZERBO in mémoires et dialogue (Roi GHEZO) « Si tous les fils du pays s’entendaient pour boucher les trous de la jarre percée, celle-ci pourraient contenir l’eau dont nous avons tous besoin. » Que chaque membre soit un acteur, une force de proposition et puisse se retrouver dans les activités qui sont proposées. Nous sortirons ainsi du système d’information vertical, dans lequel le Bureau réfléchit et propose, pendant que les autres se contentent que de donner leur cote part en terme de cotisations statutaires et ne sont que des consommateurs des activités de l’association. L’Association ne doit pas se résumer au Bureau, le Bureau n’est que l'instance de direction de l'association qui assure son fonctionnement.

L'entretien du mois

Puisque vous parlez des commissions, deux mois après leur mise en place, le Bureau a-t-il déjà des retours de la part de celles-ci ?

SG : Pour l’instant il y a deux commissions qui ont démarré leurs travaux : la commission communication et la commission finance. La commission communication, je ne sais pas si vous l’avez remarqué, est un peu transversale. En ce sens qu’elle est chargée de mettre en place des outils d’information externe et interne (c’est-à-dire entre les membres, donc entre les commissions). Aujourd’hui ces deux commissions ont fait des propositions au Bureau. Le bureau rencontrera leurs référents pour en discuter. A l’issu de ces discussions, les propositions les plus pertinentes seront retenues, et puis le Bureau les soumettra aux membres pour adoption et mise en pratique.

La modification des modalités de mise à disposition de la salle des associations, au niveau du centre socioculturel de Cronenbourg, ne remet-elle pas à l’actualité le problème de l’acquisition d’un local associatif ?

SG : A mon avis cette situation doit interpeller l’ensemble des membres de l’association. Forcément le Bureau a pris le problème à bras le corps. Nos ambitions sont que l’association soit autonome, indépendante et puisse disposer d’un local. Les difficultés que nous éprouvons pour acquérir un local au niveau de la ville nous imposent à faire des choix. L’un des choix est, cela n’engage que moi le Secrétaire Général, d’augmenter les cotisations afin d’être en mesure de faire face au coût de location d’un local. Cela nous permettra d’être indépendant et de pouvoir organiser la plupart de nos activités sur un site. Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui. Ce problème du local pose aussi celui de l’autonomie d’une association qui se veut respecter et respectable, fiable et visible au niveau de la ville de Strasbourg.

La question à laquelle nous devons répondre est : voulons nous acquérir un local associatif ? Répondre à cette question implique une réflexion sur des bousculements qui peuvent se produire au niveau financier. Cela implique aussi une mobilisation de chacun de nous. Pourquoi ne pas faire profiter l’association de nos relations personnelles, par exemple ? L’une des commissions qui a été mise en place est la commission prospective et projet dont Jean de Dieu est le référent et j’en fais partie. L’une des missions de cette commission est de réfléchir sur les différentes pistes qui peuvent nous permettre d’obtenir un local. L’acquisition d’un local nous permettra d’avoir les pieds sur terre et donc de mener à bien nos projets. Par contre sans local associatif nous devrons tout le temps modifier notre fonctionnement en fonction des salles.

La piste qui consistait à récupérer un local qui devait être libéré par une autre association de la place, est-elle toujours d’actualité ?

SG : Les pistes sont toujours d’actualité, la problématique centrale reste sommes-nous en mesure de supporter le coût d’une salle ? C’est ça le problème. On ne peut pas se permettre d’embarquer notre association dans cette direction sans avoir toutes les garanties ; car le jour où on se trouvera dans le mur il va falloir faire face à la justice. Donc à mon avis le problème est organisationnel. Sommes-nous capable d’avoir une autonomie organisationnelle, à l’exemple de l’association Bana Congo qui a une salle dédiée, et faire face à nos dépenses ? L’une des clés sera aussi de répondre à la question : qui veut rester dans cette association ? Qui veut être membre pas seulement avec des droits, mais aussi avec des devoirs ? Car, on ne peut pas être membre de Cœur du Congo et n’avoir que des droits et pas de devoirs. Donc c’est tout un chantier qui est devant nous.

Monsieur le Secrétaire Général merci de nous avoir accordé cet entretien.

SG : Tout le plaisir a été pour moi. Je crois que nous faisons vraiment ce qu’une commission communication peut réaliser. Notamment en donnant l’occasion à un membre du Bureau ou pas de se prononcer personnellement sur le fonctionnement de notre association.

Entretien réalisé le 27 août 2013 au domicile de Bertin Blanchard KIMINOU.

L'entretien du mois

MAFOUANA Rodrigue Roland

Commission Communication

Cœur du Congo

Voir les commentaires

L'entretien du mois

Publié le par Coeur du Congo

L'entretien du mois

Dans le double but de donner plus de vie à notre blog et de diversifier nos publications, la Commission Communication de L’association Cœur du Congo a mis en place de nouvelles rubriques pour mener à bien la mission qui lui a été confiée. C’est dans cette optique qu’est née la première rubrique intitulé « L’entretien du mois ».

Dans cette optique, la première rubrique à voir le jour est celle que nous avons dénommée « l’entretien du mois. »

Cette rubrique a pour ambition de recueillir et de publier, une fois par mois, les opinions des différents membres ou sympathisants de Cœur du Congo ou éventuellement d’autres personnes, sur des sujets très variés relatifs à la vie de l’Association Cœur du Congo, sinon gravitant autour de son projet associatif.

A tout seigneur tout honneur, c’est pourquoi pour le lancement de cette rubrique nous avons choisi de publier l’entretien que MAFOUANA Rodrigue Roland a eu avec Monsieur PANGOU Jean Gaston, Président de l’association Cœur du Congo. Cet entretien a été réalisé le 9 juin 2013 au domicile du Président.

MAFOUANA Rodrigue Roland (M2R)

Monsieur le Président, merci de nous avoir accordé cet entretien et félicitations pour votre reconduite à la tête de Cœur du Congo. La première question est : quels sont les grands projets prévus au cours de ce nouveau mandat.

Président

Merci d’être venu, merci et félicitations pour cette initiative qui a été prise de réaliser cet entretien pour savoir en profondeur ce qui se passe au sein de l’association Cœur du Congo.

Pour parler de projets, comme on l’a toujours dit, les projets de Cœur du Congo tournent autour de notre slogan à savoir l’entraide, l’éducation et la culture.

L’entraide c’est ce qui a toujours été faite dans Cœur du Congo et même avant ; car il ne faut pas oublier qu’avant nous étions tous membres de l’Association des Congolais de Strasbourg (ACS). C’est suite à la décadence de l’ACS que quelques-uns d’entre nous se sont retrouvés pour créer une association qui devait se démarquer des anciens schémas de l’ACS. Nous avons trouvé que nous étions comme dans une stagnation. On faisait toujours les mêmes choses, on n’avançait pas, on manquait de créativité. C’est pourquoi nous avons pensé qu’au niveau de Cœur du Congo nous devons créer plus d’activités, ratisser large, prendre en compte non seulement les membres mais aussi leurs familles.

La culture, c’est la culture congolaise que nous voulons promouvoir. D’une part, pour ne pas se perdre ici en Europe, parce qu’il ne faut pas qu’on oublie d’où on vient. Cette culture, il est vrai que nous qui venons de là-bas nous la connaissons mais il faut l’entretenir, car si on ne l’entretient pas on risque de l’oublier. Parmi nous il y a des compatriotes qui ont déjà 20 voire 30 ans ici en Europe. Et pendant cette longue période de vie en Europe on peut oublier pas mal de choses. Voilà pourquoi à travers des activités culturelles il faut rappeler aux gens d’où ils viennent afin qu’ils ne puissent pas l’oublier. D’autre part il y a nos enfants qui bien sûrs sont des français, mais qui étant nés de couples congolais ou mixtes se doivent de connaître cette culture qui est celle de leurs parents, celle de leurs origines. C’est très important. C’est pourquoi nous avons mis en place ce système de promotion de la culture congolaise.

Enfin pourquoi l’éducation? Parce que nous pensons qu’il n’y a pas que l’école qui doit éduquer. Il y a aussi le cercle familial et d’autres structures telles que Cœur du Congo qui sont là pour assurer le relai entre l’école et la famille. En effet, il est important que nous puissions aider nos enfants à être excellents sur le plan scolaire et aussi de les occuper proprement. Il ne faut pas oublier que leurs parents sont venus en France pour continuer les études. Et, la plupart d’entre eux ont des niveaux d’études élevés allant du bac + 3 à plus. Ce qui fait qu’il y a du potentiel parmi nous, qu’il y a beaucoup de choses à transmettre aux enfants. Accomplir cette mission dans un cadre associatif a plus de poids et c’est très important. Cela offre à nos enfants un cadre qui leur permet de se connaître et de ne pas rester enfermer dans le cercle familial. Un cadre qui leur permet de s’ouvrir à la communauté et à leur environnement. C’est pour toutes ces raisons que le volet éducation est très important et qu’il nous tient à cœur. C’est vrai qu’il y a des difficultés, mais nous tenons à ce qu’il soit fait dans de bonnes conditions.

En plus de ces trois volets qui constituent aujourd’hui le ciment de Cœur du Congo, il y a les loisirs pour permettre aux enfants de découvrir la société dans laquelle nous vivons. Car, dans le cadre familial, il n’y a pas beaucoup d’enfants qui ont l’opportunité de visiter les musées, les parcs et autres. C’est pourquoi Cœur du Congo œuvre dans ce sens en organisant chaque année des sorties et des visites.

L'entretien du mois

M2R

Sur le plan intérieur, il y a comme un essoufflement des membres au niveau des cotisations et dans la participation aux activités. Ne faut-il pas s’employer à redynamiser les membres afin qu’ils puissent de nouveau porter très haut la flamme de Cœur du Congo ?

Président

C’est à juste titre le travail du Bureau. L’essoufflement est tout à fait normal car lorsqu’on commence une activité on monte en flèche au début puis par la suite on épuise ses forces. C’est pourquoi on se doit de renouveler le Bureau de temps à autre pour permettre aux nouveaux arrivants de donner une nouvelle impulsion, d’imprimer un nouveau rythme. Il faut aussi faire travailler les membres sur des projets fédérateurs. Le Bureau doit inciter les membres à s’intéresser à l’association. C’est dans ce sens que le nouveau Bureau a proposé la mise en place des commissions permanentes, pour permettre à tous les membres de travailler, de s’impliquer dans la vie de l’association. On ne veut pas de membres passifs. Je souhaite que les membres du Bureau ne fassent pas parti de ces commissions. Beaucoup de membres sont intéressés par celles-ci et se sont déjà inscrits pour en faire partie, c’est une bonne chose. Je pense que l’essoufflement c’est presque naturel et le Bureau est là pour interpeller les membres à ne pas baisser les bras.

M2R

Il est vrai que Cœur du Congo organise pas mal d’activités mais on a constaté que la participation à celles-ci est en chute libre. C’est le cas par exemple pour les exposés. Cela n’est-il pas dû au fait qu’il y a une certaine routine qui s’est installée ? Ne faut-il pas, tout en étant dans la continuité penser à organiser différemment, à faire du nouveau avec du vieux ou trouver de nouvelles activités pour donner un nouveau souffle à l’association ?

Président

Il n’y a pas de routine et je ne pense pas que nous puissions tomber dans la routine. C’est vrai que nous avons des activités classiques telles que les barbecues, la sortie d’été et les exposés ; et cela donne l’impression que nous faisons tout le temps les mêmes activités. Mais en dehors des barbecues qui se font souvent au même endroit, pour les autres activités il n’y a pas de monotonie. Pour les exposés les thèmes ne sont jamais les mêmes et pour les sorties nous changeons toujours de destination. D’ailleurs je déplore le fait que cette année nous n’organiserons qu’un exposé. Mon souhait est que l’année prochaine nous puissions organiser au moins un exposé par trimestre. Nous ne tombons pas dans la routine parce que nous avons des activités phares. Le plus important est de changer de thème. A partir du moment où les thèmes sont renouvelés on est dans la continuité, dans la progression et les enfants sont dans la découverte. Et, la découverte n’est pas seulement au niveau des enfants, mais au niveau des parents aussi. Par exemple, dernièrement on a fait des exposés sur le roman l’enfant noir de Camara Laye. Bien que ce soit un ouvrage que beaucoup d’entre nous ont lu, je pense que l’exposé a aidé beaucoup de parents à se souvenir de cette lecture. Aujourd’hui si vous avez une usine qui fabrique des biscuits, vous n’allez pas changer d’activité à cause des années qui passent. Vous continuerez toujours à fabriquer des biscuits. Vous pouvez changer la forme des biscuits mais vous ne changerez pas d’activité. Pour vous cette activité n’est pas une routine mais le fondement même de l’usine. L’important pour vous est de continuer à vendre des biscuits. Tant que l’objectif est atteint, c’est bien. Je ne pense pas que nous tombons dans la routine parce que nous avons des activités classiques. C’est vrai qu’on peut penser à améliorer le rendement, mais le plus important est d’atteindre l’objectif. On peut penser à créer d’autres activités en plus de nos activités classiques. Par exemple, j’ai entendu que cet été il y en a qui propose de faire du football, pourquoi pas? Faire du volleyball, une journée que l’on qualifierait de sportive serait aussi une bonne chose. Le plus important est de mettre en place des projets fédérateurs et créer des loisirs.

L'entretien du mois

M2R

Le Bureau sortant avait entrepris un rapprochement avec les autres associations qui existent dans la communauté congolaise de Strasbourg, mais ce travail n’est pas fini car sur 6 associations il n’y a que deux avec lesquelles le contact est effectif. Est-ce que le nouveau Bureau compte continuer ce travail, essayé de créer une synergie entre les associations, voir ce que nous pouvons faire ensemble puisque l’union fait la force.

Président

Tout à fait puisque c’est un travail qui avait été amorcé. Il faut dire qu’on en est arrivé là parce que les demandes de rencontre que nous avons adressées aux Bureaux de ces associations n’ont pas reçues de réponses positives. Plus précisément, certaines sont restées sans suite et les autres ont enregistrées des réponses négatives. On va les relancer, mais nous ne sommes pas là pour faire le forcing. Si elles veulent que nous puissions nous retrouver pour échanger nous le ferons. Dans le cas contraire nous n’allons pas insister. L’objectif de ces réunions n’est pas de s’accorder pour travailler ensemble, mais d’établir un contact avec ces associations et leur présenter le projet de Cœur du Congo. Après cela, s’il s’avère que notre projet cadre avec le leur, nous pourrons alors voir s’il y a des choses que nous pouvons faire ensemble. D’ailleurs il faut le réinscrire parmi les projets immédiats du Bureau. Nous devons continuer dans ce sens.

M2R

A côté des associations congolaises, il y a les autres associations africaines de la place. Apparemment de ce côté il y a juste un contact informel avec l’association Bana Congo et rien avec toutes les autres. Est-ce que dans les projets du nouveau Bureau figure celui de vouloir nouer des relations avec d’autres associations africaines de la place ?

Président

Quand je parle des associations je ne pense pas qu’aux associations congolaises, je fais allusions à toutes les associations de la place. Ne nous limitons pas à notre communauté, continuons plutôt l’élargissement amorcé avec Bana Congo. Sur ce plan il est désolant de constater que Cœur du Congo n’a jamais été sollicitée en quoi que ce soit par les autres associations. Il n’y a que nous qui allons vers les autres. Cela fait que ce n’est pas du tout évident. Par exemple, à l’occasion de notre cinquième anniversaire nous avons invité les Bureaux de certaines associations à la soirée que nous avons organisée. En revanche celles-ci ne nous ont jamais invitées quand elles organisent des activités. Ainsi même avec les associations avec lesquelles nous avons déjà travaillées c’est toujours à nous de refaire le premier pas. Je trouve cela lamentable, mais on ne va pas se plaindre.

M2R

Tout congolais sait que l’ACS, qui est l’association mère de toutes les autres associations de notre communauté, a des problèmes de fonctionnement. Cœur du Congo compte-t-elle organiser des activités plus ouvertes à l’ensemble de la communauté pour mieux occuper la place libérée par l’ACS ?

Président

La question de l’ACS a été abordée l’année dernière. D’ailleurs elle a été aussi abordée à une réunion de Cœur du Congo. Il était question que les Présidents des autres associations congolaises puissent se retrouver avec le Président de l’ACS afin de voir ce que nous pouvons faire pour redynamiser l’ACS et travailler ensemble. Pour le reste Cœur du Congo est une association indépendante. On a un projet et on s’en tient à celui-ci. Lors du débat qu’il y a eu au sein de Cœur du Congo sur l’ACS, tous les membres étaient d’avis que nous devons garder la structure comme telle. L’idée était plutôt de voir si nous pouvons travailler comme conseil pour donner une nouvelle impulsion à l’ACS. Sauf que par la suite il y a eu quelques problèmes que je ne veux pas évoquer ici et qui ont fait que le projet qui avait été initié est resté sans suite. Revient-il à Cœur du Congo de relancer ce projet ? En tant que Président de Cœur du Congo je ne me suis jamais posé la question. Maintenant que nous en parlons je trouve qu’on a déjà assez de travail au niveau de Cœur du Congo pour en rajouter. Mais il faut aussi reconnaître que quand on est dans une situation où un Président en exercice baisse les bras, il est très difficile à quelqu’un d’autre de prendre le relai. On essayera de faire quelques piqûres de rappel pour relancer ce projet.

L'entretien du mois

M2R

Il y a une fracture entre les anciens Congolais établis à Strasbourg et ceux qui sont arrivés par la suite. Cœur du Congo envisage-t-elle de faire quelque chose pour toucher ces congolais qui sont à l’écart et qui ont des enfants qui pourraient bénéficier de ses activités ?

Président

Cœur du Congo est ouverte à toute proposition, à toute personne. Mais malheureusement je trouve, aussi, qu’il n’y a pas assez de dynamisme chez les jeunes. La preuve ils n’arrivent pas à prendre la suite au niveau de l’ACS. Il y a par ailleurs un problème de comportement qui ne facilite pas les choses. Nous n’appréhendons pas la vie de la même façon. Au niveau de Cœur Congo, il y a une bonne partie des membres qui ne veut pas se mélanger avec ces jeunes. Nous nous rencontrons souvent avec eux dans les différentes activités organisées sur la place et ils savent que Cœur du Congo existe. Personne parmi eux ne s’est approchée de nous pour ne fusse que venir voir ce que nous faisons. De toutes les façons, on a remarqué que dans la communauté congolaise il n’y a que le festif qui attire. Si vous organisez une fête vous aurez du monde mais si vous invitez les gens au soutien scolaire ils ne viendront pas.

M2R

Monsieur le Président, après avoir fait le tour des enjeux de ces deux prochaines années, nous arrivons à la fin de cet entretien. Il vous revient de le conclure. Quel est le mot de la fin ?

Président

Pour le mot de la fin, j’aimerai revenir sur une question que vous m’avez posée et que j’ai trouvée très importante. Cette question qui m’a beaucoup touché est celle qui concerne le désintéressement des membres vis-à-vis de la structure. J’espère que l’entretien sera publié et que les membres le liront. Le fait même de réaliser cet entretien est une interpellation à l’endroit des membres. Après il appartient à chacun d’apporter sa pierre à l’édifice. Chacun doit se demander qu’est-ce qu’il peut faire pour apporter quelque chose à notre association. J’interpelle aussi les membres du Bureau pour qu’ils puissent créer ce dynamisme qui permettra à chaque membre de pouvoir apporter sa contribution à l’édifice commune qu’est Cœur du Congo.

M2R

Monsieur le Président merci encore de nous avoir reçu et de nous avoir accordé cet entretien.

Président

C’est moi qui vous remercie.

L'entretien du mois

MAFOUANA Rodrigue Roland

Commission Communication

Cœur du Congo

Voir les commentaires